
La fête des pères, quelle idée à la con...
mardi, juin 30 2009
Par Jörg Sur Le Web le mardi, juin 30 2009, 23:19 - aucun commentaire - aucun rétrolien

mercredi, juin 3 2009
Par Lou le mercredi, juin 3 2009, 13:14 - aucun commentaire - aucun rétrolien
A la vue des premiers melons sur les étals, je ne peux m’empêcher de penser, sourire aux lèvres, de ce que m’avait confié un jour ma grand-mère, l’air moqueur : « Les melons, c’est le contraire des hommes : pour en choisir un bon, il faut prendre celui qui est lourd, qui sent fort et qui a une queue molle qui se détache assez facilement… ». J’avais 10 ans. Passé la surprise de penser que la mamie ait pu avoir une jeunesse elle aussi, j’avoue que la phrase avait fait son petit effet. Dès que renaît la belle saison, elle retentit toujours à mes souvenirs.
Mais je remarque aujourd’hui à quel point il est difficile de tomber sur le bon fruit ! Les adages d’une vieille dame vous feraient presque oublier qu’avant de déguster ce délicieux dessert, encore faut-il ôter tous les pépins qui se trouvent en son cœur, bien concentrés au milieu et qu’il en reste toujours un ou deux qui échappe à votre cuillère.
Si vous vous appliquez, vous vous rendrez malheureusement compte que tout le jus s’est échappé du fruit, si vous l’avez ouvert trop tôt, sa chair n’aura pris aucun parfum, si vous l’oubliez, c’est un autre fumet qu’il prend…
Enfin, voici que vous trouvez le melon parfait. Et ce sont toutes les dents qui pénètrent sa pulpe ! Ne vous laissant que la peau rognée, en quartier.
Tu sais mamie, c’est dur de choisir les melons ! C’était peut-être plus simple à ton époque.
Et parfois, au supermarché, je vois des messieurs caresser, l’air dubitatif, des pêches jaunes et blanches. Alors je souris de nouveau et je me demande ce que leur grand-père a bien pu leur raconter lorsqu’il avait 10 ans…
mardi, juin 2 2009
Par Lou le mardi, juin 2 2009, 14:00 - aucun commentaire - aucun rétrolien
Il avait sonné à la porte. Pas à celle d’une autre. Intentions louables ou bien peu scrupuleuses ? En tout cas, j’avais dévalé les pieds nus les marches de l’escalier à peine ciré.
Sourire de glace et l’œil plus pétillant que jamais, il osait m’adresser son bonjour, lui qui jamais ne me regardait, respirait le même air que moi et m’invitait à sortir faire un tour, par ce beau jour d’été. A califourchon sur son VTT, il me fixait, le visage sûr et triomphant. Je bredouillai milles excuses, prétextant préférer la marche à pied et…il posa sa bécane contre le crépi vieilli de la maison de famille.
La marche fut longue, à se raconter banalités, longue, longue, éprouvante physiquement, comme pour tester la limite de notre mutisme. Vers où allions-nous au juste ?
Revenus à notre point de départ, nos T-Shirts trempés par le temps lourd qui tournait à l’orage, nous montions vers ma chambre d’ado à la tapisserie inoubliable et nous écrasions, rompus, sur mon petit lit une place en riant. Je me souviendrai à tout jamais de ce rire qui s’est arrêté et de ma peur que tout s’enchaîne, pour la première fois.
J’ai touché son front, ses cheveux mouillés, je l’ai comme débarbouillé de sa sueur, puis me suis allongée, mon visage contre sa poitrine. Le tonnerre éclata.
Il me serra contre lui et glissa ses mains autour de ma taille. Je me sentais à la fois en sécurité et en proie aux plus délicieuses tentations pour un être qui jamais ne m’avait laissé une seule chance et dont le cœur battait maintenant à toute allure. A chaque coup de tonnerre, chaque éclair, ma respiration s’accélérait dans le creux de son cou, mon corps caressait le sien et comme envoûtée dans cette ambiance électrique, je cherchai sa bouche. Ses mains chauffaient ma peau, s’attardaient à chaque courbure, trouvaient souvent mes seins. Je me demandais, tout en le craignant ou tout en le désirant peut-être, qu’il brusque un baiser, une étreinte plus intime encore.
Peut-être m’espérait-il plus précoce ? Nos regards se croisèrent et il comprit que je ne lui cèderai pas la fleur.
Du moins pas tout de suite… Car je le contactai de nouveau quelques cinq ans plus tard. Force est de constater que devenu homme, celui-là n’avait rien perdu de sa superbe.
Je pense souvent à lui, notamment la dernière fois était la semaine dernière lors du très bon documentaire L’Odyssée de l’Amour passé sur France 2 qui m’a expliqué l’aspect « chimique » de mon attirance exclusivement sexuelle pour lui.
dimanche, mai 31 2009
Par Jörg Sur Le Web le dimanche, mai 31 2009, 23:49 - aucun commentaire - aucun rétrolien

mardi, mai 26 2009
Par Jörg Sur Le Web le mardi, mai 26 2009, 23:44 - aucun commentaire - aucun rétrolien

mardi, mai 19 2009
Par Lou le mardi, mai 19 2009, 14:51 - aucun commentaire - aucun rétrolien
Je suis tombée récemment sur un article qui parlait d'un atelier d'écriture d'un genre particulier. Chaque membre de cet atelier devait faire un texte, genre de louange à soi-même, un autoportrait mais chargé d'hyperboles. L'écriture était automatique, libre et donc particulièrement spontanée. Voici ce que j'ai craché d'un premier jet, c'est peut-être à travailler...
"Je suis l’excitation abdominale et bondissante de l’éternelle enfance, je suis l’affabulation qui joue de la douceur de ses mamelles protectrices. Je suis le sein de la Terre, la chaleur de l’Univers, le sourire perdu de Demeter, la nourrice du regard et de la main de l’homme qui veut, du mâle qui prend, du jeune béotien qui goûte. Lou, je suis louve incontrôlable sous ma tignasse rouge sang. Je tremble, secouée, médusée et abrutie menteuse, apprentie banale magicienne à qui ose m’emporter.
Je suis Terre de Feu qui se mêle à la glaise molle des champs de la mélancolie. Le hurlement de ma chair surprend le clapotis de mes intentions, et mon cri, déchirement de mon âme brouillard, est affolé par la poussière dont j’extirpe mon corps déchaîné et avide. Je suis l’enlacement impossible des mondes, l’enchevêtrement des équilibres, le nœud gordien à trancher au fin fond du palpitant, pour le sentir se renouer de lui-même dans la pénombre imbécile, je suis l’attente qui provoque le fiel indélébile de la morte promesse."
mardi, mai 19 2009
Par Jörg Sur Le Web le mardi, mai 19 2009, 14:28 - aucun commentaire - aucun rétrolien

Mano Solo - La LuneJ'ai suivi ses pas,
Qui claquaient devant moi,
Au 128 de la rue Saint Denis,
On espère pas on oublie,
Que la lune reflétait par terre,
Comme une étoile de mer,
Et je marche dans les rues,
Sans savoir sans savoir vraiment,
Ni comment ni pourquoi j'en suis arrivé là.
mercredi, mai 13 2009
Par Lou le mercredi, mai 13 2009, 13:54 - aucun commentaire - aucun rétrolien
Arriva le doute, la fatigue, la solitude, mars et son changement de saison, l’envie furieuse de me remettre à fumer…bref, ce genre de bonnes petites excuses qui vous feraient bien vous arrêter prendre un verre. Voire même un deuxième. Et quitte à en être là, de garder la bouteille pour se saouler un grand coup, pour oublier. Oublier. Même si c’est juste en surface.
Mais je m’attarde en d’inutiles conjectures, car l’alcool ne m’est pas conseillé (pour des raisons que je développerai peut-être une autre fois). Je me console timidement lorsque je m’aperçois des mauvais ravages des hauts degrés : un homme bourré, c’est quand même plutôt pitoyable. Alors je n’ose imaginer une femme comme moi qui n’a pas vraiment l’habitude de lever le coude... Mes tolérances à l’alcool sont d’ailleurs d’ordres diverses. Suivant le degré et la quantité consommée, je ne réagis plus de la même façon, c’en est si troublant que je ne bois plus certains breuvages. Citons pour exemple, la gorgée de vodka qui m’a donné la sensation d’avoir les nerfs optiques en feu, le cidre qui me donne des bouffées de chaleur, le Champagne qui m'endort, le Montbazillac qui me rend nymphomane, les vins de Bordeaux qui me donnent la migraine, la Manzana qui me rend amnésique et les excès (plus de 3 verres!!!) qui me font pleurer.
PASSONS...
Ce que je recherchai alors fut la douce ivresse, l’abandon dans tout ce qu’il peut suggérer de festif, de gai ou à l’extrême, de fou furieux. Trop besoin d’une fuite vers la démesure, sans le brouillard du lendemain de cuite.
Je trouvai ma réponse dans la musique. Musique que j’écoute, depuis, à dose plus ou moins convenable chaque jour, comme l’ivrogne déboucherait son litron : je connaissais Goran Bregovic des films de Kusturica, essentiellement avec « In the death car », puis j’avais lu sur lui, mille et un articles élogieux sur ses albums plus originaux les uns que les autres. Je m’étais toujours promis d’en acheter un, cela faisait plusieurs années.
J’ai craqué. Pour le titre en premier, pour la photo ensuite et depuis je me saoule avec sa musique un peu bizarre. J’aime sa voix, lancinante, endormie, comme si elle était toujours alcoolisée, mais aussi déchirante quelque fois.
C’est lui qui me réveille le matin et c’est lui qui me raccompagne jusqu’à ma station de métro le soir, des airs plein la tête.
Texte : Lou
Photo : Nebojsa Babic
jeudi, mai 7 2009
Par Lou le jeudi, mai 7 2009, 14:02 - Photoésie - aucun commentaire - aucun rétrolien
Moi qui n’ai jamais pu vivre sans aimer, moi qui n’ai jamais su surtout aimer sans me déclarer je veux dire sans déclarer ma flamme, mes sentiments, ce que j’éprouve (peut-être parce qu’au départ j’aime un peu trop le sexe opposé, mais aussi et particulièrement tout le processus qui mène à me faire connaître, d’abord, puis me faire de plus en plus proche, enfin à me rendre autrement que séduisante, plutôt nécessaire à un homme) eh ! Bien ! Mes déclarations les plus honnêtes, celles que je réserve aux hommes que j’aime véritablement, n’ont jamais pu surprendre.
Lorsque je me lance (j’aime et j’exècre tout à la fois ces moments où j’ai l’impression tantôt qu’on va se foutre de moi, tantôt que rien ne va changer, mais durant lesquels généralement ma pression retombe aussi sec…), une métaphore très paradoxale s’impose à moi : celle d’enfoncer une porte ouverte mais qui va se blinder l’instant d’après.
Je repense avec tendresse à ses quelques jeunes adolescents déclinant mes prudes avances, notamment un certain Marc, devenu aujourd’hui endocrinologue, à qui j’avais donné rendez-vous à la bibliothèque de notre lycée et qui, remarquant que j’avais manqué le déjeuner, m’avait apporté une pomme. Il n’avait, hélas pas voulu la croquer avec moi… Mais comme les autres, il avait compris mes intentions, allant jusqu’à m’avouer savoir pourquoi il se trouvait ici, avant même que je ne me déclare.
Un autre, plus sympathiquement cynique, pendant que je me débattais avec les mots avait dessiné un pendu en écrivant son prénom et le mien sur la potence, un autre, très perspicace, l’aurait compris par mes intonations de voix au téléphone. Et même le dernier en date, délicieusement fataliste m’a dit : « je le savais, c’était évident, il fallait que ça se passe comme ça ».
Ma foi, l’amour transpire de moi par tous les pores de la peau et je suis sans doute trop prévisible. L’amour, lorsqu’on sait le dire ou l’écrire devient une arme magnifique.
Texte : Lou.
Photo : Jörg Sur Le Web.
mercredi, mai 6 2009
Par Jörg Sur Le Web le mercredi, mai 6 2009, 16:27 - Photoésie - un commentaire - aucun rétrolien

Depuis combien de temps n’avait-elle pas forcé Monsieur à sortir sur le palier ?
Plusieurs fois, elle avait tenté de lui faire prendre conscience de l’étendue des dégradations, mais cette fois, Mademoiselle n’avait plus la force d’imaginer une nouvelle décoration d’intérieur pour colmater les brèches du mur.
« Nous allons abattre la maison. » dit-elle en évitant bien de montrer une quelconque émotion.
« Tu aimes cette maison. Ce serait idiot de la détruire. Tu peux encore l’embellir. » répondit l’autre sur le même ton distant, mais qui était toujours le sien.
Façade grise, crépi friable, charpente lourde, foyer tiède, air irrespirable, mobilier pauvre, carreaux sales, sols glissants…Voilà ce qu’était devenue cette maison à force de vouloir la changer, d’en vouloir une plus belle, de la perfectionner davantage. La maison s’était transformée, toujours un échafaudage sur un pan de mur.
Désormais elle était moche, triste, fragile, en décomposition au moindre coup de vent.
Monsieur saisit une photo, joliment encadrée et posée sur une table basse dans le salon. Mademoiselle eut peine à croire qu’il s’agissait là de leur même maison, enluminures et ferronneries d’art, 7 ans auparavant…De la couleur, tant de joie dans les regards, les sourires des gens qui fréquentaient cet endroit !
7 ans à ne pas comprendre que la rénovation ne servait à rien et Monsieur de dire : « C’est une maison comme ça que je veux… ».
Texte : Lou.
Photo : Jörg.
mercredi, mai 6 2009
Par Jörg Sur Le Web le mercredi, mai 6 2009, 13:37 - aucun commentaire - aucun rétrolien
Les turbulences ne sont pas encore assez loin, pourtant, tu as l'impression d'en oublier les remous. L'horizon bleue, au bout de la mer, t'inspire plus que les plaies de tes voûtes plantaires.
Alors tu tiens la barre, t'accroche au bord en regardant la percée de soleil au loin.
Tu te dis que s'il doit y avoir un endroit où aller, c'est celui là.
Texte et photo : Jörg sur le web
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Dans les oreilles : Sophie Hunger - Shape
jeudi, avril 30 2009
Par Lou le jeudi, avril 30 2009, 13:56 - Photoésie - aucun commentaire - aucun rétrolien

Langue de Goethe, le nom d’une fleur,
Qui a ta bouche, sera soupir
Elles pleurent nos charmantes erreurs
Et la promesse d’un souvenir
Il paraît loin le fait d’hiver
Les arbres retrouvent leurs lilas
Des gouttelettes sortent de terre
Murmurant « ne m’oubliez pas… ».
Dans ce jardin, sur mon parvis
Dans mes pensées, au moindre pas
Comme du chiendent, jusqu’à mon lit,
Ca me hurle « ne m’oubliez pas ! »
(fait entre midi et deux, en regardant le parvis, par la fenêtre...)
Texte : Lou.
Photo : Nicolas D.mercredi, avril 29 2009
Par Lou le mercredi, avril 29 2009, 14:24 - Photoésie - aucun commentaire - aucun rétrolien

Mon cher,
Je n’écrirai pas ce texte. Ou plutôt, chose unique, je vais te conduire dans mon cheminement de réflexion d’écriture et te livrer comme premier texte, c’est à prendre ou à laisser, un écrit sous forme de récit épistolaire, il faudra que tu t’en contentes. Donc…
Lorsque tu m’as envoyé ce thème, l’autre jour, j’ai immédiatement repensé à un film, un mauvais Lelouch, mais le passage en question m’avait marqué, où il était question d’un juif caché dans un grenier. Le type donnait de l’argent tous les mois pour rester caché tant est si bien qu’on lui avait caché la fin de la guerre pour lui soutirer le maximum d’argent…
Mais tes dates imposées ne pouvaient correspondre à des faits de guerre. J’ai donc pensé à des vengeances entre Communards, un récit plutôt torturé d’un mec vraiment « au bout du rouleau ».
Et puis, parce que j’aime sans doute beaucoup la dérision, j’ai imaginé ce que pouvait donner un homme, Vincent, qui était vraiment « au bout du rouleau », mais au sens premier du terme. Un rouleau, quel rouleau en 1890 ?
Alors j’ai pensé à la photographie. A l’histoire du premier Kodak : « Appuyez sur le bouton, nous faisons le reste ». Un type qui photographie tout ce qui bouge, mais ça ne rimait à rien. Ou bien encore un homme qui pense, comme ce sont les débuts de la photographie, que prendre en photo c’est voler l’âme des gens et partir sur un récit plutôt fantastique. Pas mieux. Alors je me suis un peu documentée. Sur les pictorialistes, d’abord et ça m’a rappelé mes belles années de Fac et puis sur ses plus virulents détracteurs. J’ai relu Beaudelaire.
Beaudelaire qui ne jurait que par la peinture (oui, oui on y vient…) et qui voyait dans les photographes, des peintres ratés. C’est ainsi que mon chouette article s’est arrêté sur l’impressionnisme. Et sincèrement, j’avais mon idée pour enfin commencer : ce fameux débat des débuts.
Dernière chose, je ne savais pas où installer sa garçonnière. Et c’est quand même délirant les associations d’idées, j’ai repensé à ce si joli petit village en Seine-et-Marne…Ah ! Ben ! Tiens ! Oui…Auvers-sur-Oise…Le village des impressionnistes, où est mort Van Gogh. Euh…C’était quoi lui, son prénom, déjà… ?
…1890, merci Wikipédia .
Sincèrement, je ne vais pas réécrire ses dernières gorgées d’absinthes, ses derniers coups de pinceau dans ce champ…Je serais trop petite pour ce grand homme.
Ta photo prend évidemment un sens nouveau, on la regarde bien différemment.
Texte : Lou.
Photo : Nicolas D. , Auberge Ravoux à Auvers-sur-Oise